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PREMIER VOL LONG-COURRIER À BORD DU NOUVEAU BOEING 787 D'ALL NIPPON AIRWAYS
Le dernier-né de Boeing a inauguré ce week-end ses premières rotations long-courriers entre L'Europe et le Japon, au départ de Franfort, le «hub» de son partenaire Lufthansa. L'occasion pour les voyageurs européens d'être parmi les premiers à tester cet avion révolutionnaire, au fuselage en fibres de carbone. Avec notre reporter. Récit.
Que les fanas d'aviation, de nouveautés et de high tech se réjouissent : le nec plus ultra de l'aéronautique, l'héritier d'un siècle de progrès technologique, la quintessence du savoir-faire des ingénieurs de Boeing et d'une bonne partie de la planète aéronautique, est enfin accessible aux voyageurs européens. Après plus de trois ans de retard et deux mois et demi de rodage sur les lignes intérieures japonaises, le Boeing 787 Dreamliner a débuté sa véritable carrière commerciale cette semaine sous les couleurs d'All Nippon Airways, entre Francfort et Tokyo.Parti lundi de Francfort, le 787 d'ANA effectuera trois rotations par semaine, les lundis, jeudis et samedis avant de monter progressivement à un vol quotidien. En attendant l'ouverture de Zurich/Tokyo d'ici à la fin de l'année. L'occasion pour les voyageurs européens d'être parmi les premiers à «tester» cet appareil sans équivalent : le premier dont le fuselage est majoritairement composé de fibre de carbone et dont l'ambition est, ni plus, ni moins, que d'ouvrir une nouvelle ère dans histoire de l'aéronautique.
Au sol, le B787 d'ANA n'a pourtant rien d'imposant et semble presque fluet au milieu des gros Boeing 777. Sa taille modeste, avec seulement 158 sièges contre plus de 300 sur les gros transatlantiques, semble plutôt le destiner aux vols moyen-courriers. Mais qu'on ne s'y trompe pas : le B787 est taillé pour les longues distances et les performances, avec son nez arrondi et ses ailes en formes incurvées aux allures d'ailes de cygne. Conçu pour consommer 20% moins de carburant que son prédécesseur, le Boeing 767, il permettra, à terme, d'ouvrir des lignes long-courriers qui n'auraient pas été rentables avec des appareils plus anciens ou sans escale via un grand «hub» aéroportuaire. Et peut-être ainsi de recomposer peu à peu la carte du ciel, en multipliant les vols directs. Du moins, quand Boeing sera parvenu à éliminer l'excédent de poids de premiers exemplaires, qui grèvent encore les performances.
Un avion international

À bord, la première chose qui frappe est la luminosité de la cabine. Les hublots semblent en effet deux fois plus grands que ceux des autres avions. C'est l'un des acquis de la nouvelle structure en carbone. La configuration choisie par All Nippon traduit également la vocation «affaires» du B787, avec 46 sièges «business» pour 112 sièges «éco», tous conçus par le français Zodiac. Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls équipements de l'avion «made in France» à bord du 787. De tous les Boeing, le Dreamliner est en effet le plus international, 80% de la valeur de l'avion ayant été confiée à des sous-traitants étrangers, parmi lesquels 14 entreprises françaises. Les portes en matériaux composites viennent de chez Latécoère. Les trains d'atterrissage et le système de freinage électrique -une première -sortent de chez Safran, les pneus de chez Michelin. Thales a conçu le système de divertissement à bord. Quant au logiciel de conception assisté par ordinateur, qui a permis de concevoir l'avion, il porte la griffe de Dassault Système. Par ailleurs, les moteurs du B787 d'All Nippon, qui lui confère l'essentiel de son avantage compétitif, sont européens, puisque fabriqués par Rolls Royce.
Silence et pressurisation
Mais revenons à bord pour le premier décollage, qui illustre, là encore, les progrès réalisés par les ingénieurs. Là où les conversations s'arrêtent dans un vrombissement assourdissant, sur les autres Boeing, le Dreamliner se distingue par son silence. Seul l'A380, dont les réacteurs sont placés plus loin de la cabine, peut prétendre rivaliser avec le B787 dans ce domaine. Plus contestable, en revanche, est le gain revendiqué par Boeing en matière de conditionnement de l'air et de pressurisation. En théorie, la structure en composite du B787 autorise en effet un taux d'humidité supérieur à celui en vigueur sur les avions métalliques, sujet à la corrosion, ainsi qu'un niveau de pressurisation plus proche de la normale terrestre. Deux atouts qui éviteraient notamment les phénomènes de désechement des yeux et de migraine. Mais dans ce domaine, les 11 heures de vol entre Francfort et Tokyo n'ont pas suffit à souligner une différence majeure incontestable. Un bref sondage auprès des hôtesses et de passagers laisserait penser que la moindre sécheresse de l'air ne passe pas inaperçu. Mais pour la pressurisation, le jury ne se prononce pas. Et au total, une journée en avion reste une épreuve pour l'organisme. De même, l'aménagement du B787 d'All Nippon ne se distingue pas par son originalité. Les voyageurs avertis y reconnaîtront les mêmes fauteuils que sur les B777 de la compagnie nippone, qui sont également ceux choisis par Emirates pour la classe affaires (le clinquant en moins) et par Air France pour la classe économique (sur ses A380). On y retrouve les derniers standards des classes affaires : écran tactile 17 pouces, prises électriques, Ipod et USB et bien sûr, le désormais incontournable siège-lit, totalement inclinable jusqu'à l'horizontal. Mais avec toutefois un gros défaut : l'impossibilité de discuter avec son voisin, même sur les sièges centraux côte-à-côte, séparés par une paroi inamovible. En bonne compagnie, ciblée «affaires», All Nippon a sacrifié la convivialité sur l'autel de l'intimité. BRUNO TRÉVIDIC, À TOKYO
SAINTE-LUCIE DÉSIGNÉE COMME
MEILLEURE DESTINATION DES CARAÏBES
Au gala des 9e Prix des meilleurs choix des lecteurs du Travel Weekly 2011 en décembre dernier à New York, Sainte-Lucie a été nommée « meilleure destination des Caraïbes », devançant des destinations finaliste comme Aruba, Jamaïque, Puerto Rico, République dominicaine et Sint-Maarten.
« Nous sommes ravis que les professionnels du voyage rendent honneur à Sainte-Lucie par ce prix prestigieux », déclarait Nerdin St. Rose, VP ventes et marketing de l'Office du tourisme de Sainte-Lucie. « Ce sont des partenaires importants pour nous et ils ont contribué en grande partie à notre succès. »
Les Prix des lecteurs du Travel Weekly considèrent les nominations dans 59 catégories qui représentent « la crème de la crème de l'industrie du voyage ». Les finalistes et les gagnants sont choisis par les lecteurs du Travel Weekly, un groupe de professionnels experts du voyage, au cours d'un processus de double vote. Les finalistes qui sont passés au deuxième tour sont nommés lauréats à la suite des résultats compilés par l'entreprise Northstar Travel Media qui chapeaute Travel Weekly. Anne Marie Parent
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